Intuition, Synchronicités, Rétrocausalité

Intuition, Synchronicités, Rétrocausalité
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La synchromédecine rétrocausale
Il s’agit d’une possible nouvelle thérapeutique qui demande encore à être mise en place et structurée, ainsi que des médecins et thérapeutes, à être formés à cette nouvelle approche. L’hypothèse est que les synchronicités pourraient nous aider à guérir.

Les synchronicités sont des phénomènes tout à fait improbables qui surviennent dans notre vie et qui, l’espace d’un clin d’œil, nous font voir le monde invisible dont nous faisons partie et dans lequel nous sommes tous interreliés.

Romuald Leterrier et Philippe Guillemant nous expliquent qu’il s’agit de signes en provenance d’un futur qui est déjà déployé.
Le concept de synchromédecine
Finalement, c’est Romuald Le Terrier, qui, dans « Se souvenir du futur » propose cette idée de la Synchromédecine. Selon lui, « le postulat serait alors de sélectionner par notre intention l’avenir potentiel le plus favorable ». Dès lors que l’on va recevoir du futur l’information de la guérison, elle va ainsi jouer un rôle « d’attracteur » dans le présent, en créant toutes les potentialités pour parvenir à la bonne santé. Ce futur-là est donc très prometteur, car il va allier notre conscient cérébral avec l’intention émise et notre conscience extraneuronale hors espace-temps, via les synchronicités. Comment cela pourrait s’expliquer ?

D’après le chamane Ernesto qui a enseigné Romuald Leterrier, il existerait un esprit maître, résidant dans une dimension hors du temps et de l’espace, dans un lieu fait de savoirs, qui ressemble à une immense bibliothèque. Ce concept se retrouve aussi dans celui des annales akashiques longuement étudiées par Erwin Laszlo. Mais, dans la mesure où nous sommes capables de créer des synchronicités, il semblerait donc que c’est aussi une partie de nous qui aurait ce pouvoir. Je le nommerai le Soi, décrit par Carl Gustav Jung. Il s’agirait de notre partie immortelle, celle que l’on nomme l’esprit.

Cette part de nous est à différencier totalement de notre mental qui est le fruit de notre personnalité. Cela en est même le total opposé. Le mental est totalement hermétique au langage synchronistique. Il en bloque carrément la perception.

Une synchronicité hors temps ne peut être perçue que par une capacité hors temps ! C’est l’intuition. Celle-ci ne provient pas de notre cerveau, grand maître de nos sens, mais de notre cœur. Cela change tout. L’intuition est un don que nous possédons tous au départ, mais qui peut être bloquée par les aléas de la vie et les expériences émotionnelles difficiles. Nous pouvons réapprendre à l’écouter en en prenant conscience et en s’exerçant. Il est nécessaire pour cela de sortir du cadre strict de notre rationalité.
La rétrocausalité
La boucle du temps se nomme la double causalité. Selon la conception du déroulement linéaire temporel, cela signifie que depuis notre présent, nous envoyons une intention dans le futur. Ce déroulement est causal.

Mais ensuite, l’information change de sens et revient sur elle-même. Ce concept est impossible dans la définition linéaire du temps. C’est pour cette raison que la rétrocausalité passe par un autre chemin, hors espace-temps. C’est dans cet espace où tout est possible que les synchronicités se créent, souvent par la force de notre psychisme inconscient. Ces synchronicités, résultant de notre intention, nous guident alors vers notre destination comme un signal GPS. La voie royale pour passer du futur au présent se nomme donc la rétrocausalité.

Comme Monsieur Jourdain qui ne savait pas qu’il faisait de la prose, la plupart d’entre nous pratiquons déjà inconsciemment ces intentions-destinations, via la rétrocausalité. Mais les résultats sont souvent destructeurs car notre moteur est avant tout la peur, et la destination, un scénario catastrophe. Nous avons alors l’impression que nous n’avons pas de chance, que nous sommes maudits alors que c’est nous-mêmes qui nous préparons ces futurs malheureux par nos pensées et nos émotions.

Il est donc fondamental que nous soyons mis au courant de ce mécanisme et du pouvoir que nous avons à redresser la barre. Le fait de mettre la destination sur un but positif, puis de voir les synchronicités venir confirmer notre nouveau choix, nous met en joie et nous redonne confiance. L’accompagnement émotionnel d’un nouveau but est indispensable.

Bien sûr, surtout s’il s’agit de santé, nous avons besoin d’être accompagnés par des professionnels. Il va de soi, que cela ne devrait jamais remplacer la médecine traditionnelle. Mais, pratiquée ainsi régulièrement, cette synchromédecine pourra certainement rendre les autres soins plus rapides et plus efficaces.
L’efficacité de la synchromédecine
Au contraire de la rétrocausalité inconsciente que nous pratiquons tous les jours et qui, la plupart du temps, nous emmène dans les complications, la synchromédecine nécessite que nous fassions des choix en conscience. Lorsque plus rien ne va dans notre santé, il faut néanmoins regarder le futur potentiel de la guérison. Ce sont nos doutes qui l’empêchent d’advenir.

Les synchronicités en elles-mêmes, n’ont aucun pouvoir, de même que les signaux GPS ne peuvent pas nous transporter vers la destination. C’est bien de notre ressort et de notre responsabilité que de choisir un cap et de nous y maintenir. Mais les synchronicités vont nous y guider.

Il est très important de comprendre que tant que nous espérons aller mieux plus tard, cela est inefficace. En effet, l’espoir est un sentiment qui regarde vers le futur. Or, depuis notre présent, le futur restera toujours le futur. Il nous échappera tout le temps.

La subtilité, néanmoins d’importance majeure, est de nous déplacer nous-mêmes dans ce futur, dans cette destination-intention déjà atteinte. Il faut donc transformer notre façon de parler dans cette projection. A la place de dire « Je serai », on dit « je suis ». Et pour que cela soit vraiment le futur, il faut choisir une date future.

J’ai mis une année à comprendre cela. J’avais l’espoir de guérir, mais je n’y croyais plus. Je voyais plein de synchronicités se produire, mais cela ne m’amenait nulle part. C’était des synchronicités de confirmation, produites par mon psychisme. Tout a changé le jour où j’ai subitement reçu cette phrase incroyable via mon intuition :

« Nous sommes le 1er janvier 2023 et je SUIS pleinement guérie »

Je n’ai pas dit « je serai » ! Avec le « je suis », j’ai transporté mon présent dans mon futur.
C’est là qu’intervient le merveilleux don de l’intuition, car jamais mon mental n’aurait trouvé cette subtilité. Alors tout est bien qui finit bien.
Mettre un timing
Il faut mettre un timing pour éviter que le futur ne s’éloigne constamment. On pourrait dire qu’il faut piéger le futur. Je pense également qu’il faut choisir un futur raisonnable. En effet, si je dis « demain », nous nous trouvons dans la situation miraculeuse qui est tout de même rarissime. Et si je dis « dans 10 ans », la solution risque bien de tarder aussi. Il faut aussi que le mental et notre inconscient puissent adhérer à cette perspective.

Finalement, il faut répéter, répéter et répéter encore ce nouvel objectif, un peu comme un mantra. C’est la répétition qui agit sur notre neuroplasticité et sur notre épigénétique.

Par contre, il est important de lâcher prise sur le Comment. Ce sont les synchronicités, provenant de ce nouveau futur choisi, qui vont nous guider pour nous y amener.


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Cornelia Gauthier
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Cornelia Gauthier